On s'en fout du titre... C'est pas tellement important.

On s'en fout du titre... C'est pas tellement important.

















Lifkaa est rappelée par ses véritables origines un soir d'Halloween. D'une vie morne auprès de Nikolaï, son compagnon, elle entre dans un monde nouveau, un monde tourmenté par une invasion dévastatrice d'hommes-loups... La prescience runique d'une völva la désigne comme celle qui les délivrerait tous de ce chaos en périssant lors d'une ultime bataille. C'est ce que le Destin lui réservait mais il avait omis un détail : Le soir d'Halloween, elle n'était pas seule...
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# Posté le lundi 19 octobre 2009 11:36

"C'est en écrivant qu'on devient écriveron."

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# Posté le lundi 06 juillet 2009 16:59

Modifié le lundi 19 octobre 2009 07:53

[Réécriture de cette fin en projet]

Le texte qui suit résulte d'un défi lancé sur un forum privé d'écrivain à l'occasion d'une semaine sur le thème du fantastique. Il s'agit d'un Background comme dans les jeux de rôle ou dans les jeux vidéos qui peut mettre en scène un personnage à un moment particulier de sa vie, mettre en évidence son passé et son rôle dans l'histoire. J'ai choisi un moment fort en racontant en express la toute fin de ma saga. Prenez ce texte comme mon cadeau d'adieu... pour ceux qui ne liront sans doute jamais ce qui aurait pu être narré avant.

Tout ce que l'on apprend dans le regard des femmes,
Ni le feu ni le fer n'y pourront jamais rien
Car l'amour seul survit parmi les flammes.

[Bernard Dimey]

...




-« Crétin ! murmurai-je, l'étreignant fortement, tu n'avais pas le droit de m'abandonner comme ça... »

Mes lèvres tremblantes l'embrassèrent une dernière fois. Puis soudain, je sursautai. Une tête venait d'atterrir à quelques centimètres de nous, suivie de près par son corps. Je reconnus de suite l'adversaire contre lequel je me battais quelques instants plus tôt et qui avait empalé involontairement l'homme de ma vie. La face à demi nécrosée au regard perçant et exorbité me fit tressaillir, ce qui me sortit aussitôt de ma léthargie. Une main enserra sans ménagement mon avant-bras, réveillant de cette manière la douleur de ma blessure à l'épaule. Pourtant, je refusai de me lever, préférant rester auprès du cadavre. On me secoua énergiquement.

-« Loukaa ! Il est mort ! s'agaça Asktÿr, Sauve ta peau tant que tu le peux encore ! Encore heureux que je me trouvais à proximité ! »

Je compris qu'il venait de me sauver la vie en décapitant in extrémis la souveraine des morts. Non sans regrets, je me décidai à le suivre. Autour de nous, l'incendie prenait de plus en plus d'ampleur, faisant disparaître la moindre trace de la bataille. Le c½ur lourd, j'enjambai ou contournai compagnons et ennemis, parsemant de leurs cadavres l'Idavöll. D'une marche rapide, nous étions passés à une course effrénée. J'étais à bout de souffle, l'air devenant irrespirable. J'avais l'impression qu'où nous allions, le feu de la prophétie avait déjà pris possession des lieux. Je craignais que nos chances de survie ne soient vraiment minimes, et même absentes.

Sentant une présence proche de moi, je m'arrêtai brusquement et levai mon regard vers le ciel. Je vis la silhouette d'Ikkar qui nous suivait. Bien qu'il essayait de m'encourager par ses cris perçants, je sentais tous mes espoirs s'envoler au même titre que mes dernières forces. Mes jambes meurtries vacillèrent et je n'eus d'autres choix que de m'agenouiller. Asktÿr me lança un regard dont je n'aurais su à ce moment déterminer le sentiment. Je savais simplement que je prenais conscience que mon aventure s'arrêtait ici et maintenant.

J'avais échoué.

Ce fut la dernière pensée qui me revenait à cet instant. Debout sur la plus haute branche d'Yggdrasill qui avait par miracle survécu à l'incendie, j'observais le Ragnarök aux côtés d'Asktÿr. Asgardia avait totalement disparu, enseveli sous les flammes. Je sentis le bec d'Ikkar frôler affectueusement mon épaule bandée de feuillage de l'arbre divin. Les Nornes avaient prédit le Crépuscule des Dieux et nous en étions les survivants.

-« J'ai échoué... » soupirai-je tristement, caressant la tête du faucon.

-« Tu n'y peux rien. Aucun homme, aucun dieu ne peut contrecarrer son destin. Le tien était de survivre à tout cela pour tout reconstruire. » me rassura Asktÿr.

Malgré tout, je ne pouvais m'empêcher de ressentir une sombre amertume. Je baissais les yeux, ne pouvant plus observer le paysage flamboyant. Était-ce vraiment ma destinée de voir les gens que j'aime emporter par le Ragnarök ? Je savais très bien que personne ne pouvait contrôler son destin. J'avais accepté impudemment celui de Loukaa Vanädis. Femme sur qui tout un peuple avait fondé l'espoir de lever l'emprise de la Déesse de la Mort. Femme qui avait réussi à délivrer les Ases des geôles glaciales d'Helheim. Femme qui était parvenue à fédérer tous les clans asgardians et vanes et les mener à la bataille finale. Femme pour qui un homme s'était sacrifié par amour... Je sais que je le reverrais un jour... comme tous ceux que la prophétie m'a enlevés.

Nous sommes tous les personnages d'une plume mystique qui écrit comme bon lui semble le fil de nos vies qu'elles se finissent bien ou mal. Mon histoire quant à elle, avait débuté au fin fond d'un fjord de Scandinavie. Je suis le souvenir d'une rencontre, le fruit d'une nuit. Je porte en moi le gène divin de mes ancêtres. Instinctivement, je posai ma paume sur mon ventre. Comme s'il suivait le fil de mes pensées, le ciel arborait peu à peu son manteau étoilé. C'est alors que les mots de la vieille völva me revinrent à l'esprit :

-« Chaque Aube subit son Crépuscule mais chaque Crépuscule s'en suit de son Aube... »

~V~



The Last Song I Am Wasting On You _ Evanescence

# Posté le mercredi 14 novembre 2007 13:20

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 08:03